« Je travaille avec mes propres impulsions nerveuses, rythmiques. C’est- la différence entre un poème selon une métrique bien définie, et suivre un mouvement physiologique pour parvenir à une forme qui peut avoir un nom, mais y arrive de façon organique plutôt que synthétique » A.G.
« Voilà comment je joue : je pars d’un point et je vais le plus loin possible. Mais, malheureusement, il ne m’arrive jamais de me perdre en chemin. Je dis malheureusement, car ça m’intéresserait vraiment de découvrir des voies que je ne soupçonne peut-être pas : mon phrasé n’et qu’un simple prolongement de mes idées musicales, et je suis heureux que ma technique me permette d’aller très loin dans ce domaine, mais je dois avouer que c’est toujours de façon fort consciente. Je « localise », c’est-à-dire que je pense toujours dans un espace donné : il m’arrive rarement de penser la totalité d’un solo, et fort brièvement je retourne toujours à la petite fraction de solo que je suis en train de jouer. Les harmonies sont devenues pour moi une sorte d’obsession, ce qui me donne l’impression de prendre la musique par l’autre bout de la lorgnette. » J.C.
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